Libres enfants de Summerhill -Alexander S.Neil

462 pages, texte datant de 1926

le contexte: 1921, région de Londres, l’école de Summerhill est un internat auto-géré fondé par M.Neil (psychanalyste au service de l’éducation) et par sa femme. L’école accueille environ 45 enfants de 5 à 15 ans par an divisés en trois sous-groupes: 5/7 ans, 8/10 et 11/15 ans. Cette école sans programme scolaire et sans emploi du temps est basée sur les apprentissages autonomes et sur la démocratie. Elle existe toujours aujourd’hui: http://www.summerhillschool.co.uk/

L’école de Summerhill en opposition aux écoles traditionnelles et à l’église est soucieuse:

d’instruire et d’éveiller plutôt que d’éduquer

de laisser vivre

d’ apprendre à ressentir plutôt que de savoir

de favoriser la contestation et la liberté d’expression plutôt que l’obéissance servile, l’obéissance étant une question d’échanges et non de pouvoir

de servir les besoins de l’enfant

de lui permettre d’épuiser ses intérêts naturels

de lui laisser le temps à la rêverie

de mettre l’enfant en situation de pouvoir se dégager de l’imaginaire parental et social pour avoir un meilleur accès à la vérité de son propre désir

Car elle pense que l’enfant:

naît bon avec un sens inné de la justice, il est loyal et indulgent avec ses pairs

est animé par une force vitale

peut établir lui même les règles qui l’entourent, il est donc capable d’auto-discipline et peut faire preuve de responsabilités

a besoin de liberté mais pas de l’anarchie

a besoin de temps

a besoin de jouer car il n’est pas statique mais dynamique: il cherche à exprimer ses désirs dans l’action!

a besoin d’explorer sa sexualité

a besoin d’expérimenter et de tomber

a les mêmes droits que l’adulte et sa parole doit avoir autant de poids

aura un degré de bonheur et de bien-être proportionnel au degré d’amour, de compréhension et d’approbation qu’il recevra. Il a besoin d’admiration, et de tendresse

L’école de Summerhill se confronte au système social qui forme des individus manipulés et à des parents hantés par le standard du succès, ayant peur de l’avenir; Elle adresse à tous cette jolie préconisation:

 » tu peux donner aux enfants ton amour, mais non tes idées. Tu peux enfanter leur corps mais pas leur âme. Tu peux essayer de devenir comme eux, mais tu ne peux exiger qu’ils deviennent comme toi, car la vie est projet et non retour vers le passé ». Khalil Gibran

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