Les fêtes cardinales et la respiration de la terre en une année- Rudolph Steiner

Livre de 97 pages paru en 1983

Mangeuse de livres, j’ai trouvé un lot sur le bon coin de 18 ouvrages de Steiner pour 15 euros. Le gros cadeau de Noël 🙂 J’ai donc un gros carton près de ma table de nuit. Je les ai rangé méthodiquement par taille, par couleur, par date puis finalement par thème et je les lis un par un. Je me délecte.

Montessori, Freinet et Steiner sont les trois pédagogues dont on entend le plus parler aujourd’hui en France, et Steiner est sans aucun doute le plus décrié. Dans l’idée de me faire toujours ma propre opinion, je lis ses ouvrages et je vous livre ici mes impressions.

Ce petit livre contient un ensemble de conférences données en Suisse à des membres de la société anthroposophique entre mars et avril 1923.

Steiner fait ici un lien entre les fêtes cardinales ( Noël, Pâques, la st-Jean, la st-Michel), les équinoxes et la constitution de la terre. Chaque fête y est décrite avec précision tant par sa signification, son atmosphère, sa place par rapport à la lune, son sens profond que par les modifications qu’elle entraîne sur l’homme.

Il voit la terre non pas comme un simple assemblage de minéraux et de roches mais un organisme doué d’âme et de vie. En une année, la terre fait une boucle complète, et se métamorphose: son enveloppe change complètement de forme. Le cycle de la terre est comme une sorte de grande respiration. Il y a la respiration journalière et celle annuelle.

Lorsque Steiner parle de respiration, il ne parle pas de l’air inspiré et expiré, mais des forces qui régissent la croissance. Pour Steiner, chaque fête est une invitation à dialoguer avec les dieux, est source d’inspiration pour la vie spirituelle et sociale et permet l’impulsion. Les hommes se rassemblent avec enthousiasme pour préparer la fête et lui donner une forme. Au travers de la danse, du chant, de la poésie et des musiques, les hommes adressent leurs interrogations au cosmos et écoutent les réponses.

Steiner parle avec nostalgie des fêtes qui selon lui n’ont plus la même teneur et sont moins investies par des hommes qui ont oublié en chemin de se connecter au monde éthérique et astral. Il propose qu’elles se métamorphosent elles-aussi et se renouvellent pour ne pas se perdre.

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