La femme surdouée- double différence, double défi-Monique de Kermadec

Texte de 194 pages paru en 2019

Sur l’auteur: Monique de Kermadec est psychologue clinicienne et psychanalyste en cabinet libéral à Paris, spécialiste des « surdoués ». Elle accueille aussi bien des enfants que des adultes en questionnement sur leur fonctionnement et leur rapport au monde unique. Le livre que je vous présente est son 6ème ouvrage sur cette thématique.

Sur le livre: La première partie fait un état des lieux de toutes les spécificités de la femme surdouée en terme de sensibilité, sensorialité, centres d’intérêts, différences, leur quête identitaire, leur intensité, leur besoin de reconnaissance et d’une place réelle. Certes, on a pu déjà lire ces caractéristiques dans d’autres ouvrages sur la douance, mais ici avec un angle 100% féminin. C’est aussi l’occasion de réfléchir à comment elles se positionnent en tant que femmes au milieu de leurs sentiments handicapants, mais surtout des stéréotypes, idées reçues, critères de réussite, des attentes familiales et sociétales..

Une deuxième partie est consacrée à leurs souffrances spécifiques. Elle donne des clés de compréhension des étapes qu’elles devront enjamber et des mécanismes de défense qu’elles devront transcender pour se dépasser et devenir qui elles sont. Enfin, il s’agit de comprendre les leviers pour partir à la conquête de soi en se réinventant, et en aménageant son quotidien, en trouvant une voie pour la société et l’humanité. Cela implique de mettre le doigt sur un mode d’entrée en relation spécifique (avec les pairs, sa famille, l’autre sexe, sa hiérarchie, ses collègues), sur le doute chronique, les peurs et le fameux faux-self qui nous joue des tours.

Mon point de vue sur le livre: Je n’aime définitivement pas le titre mais j’aime définitivement le contenu. Je le trouve juste, réaliste et il sait habilement faire la part-belle au double défi de la femme surdouée sans une once de féminisme. Défi relevé! Je le recommande chaleureusement à toutes les femmes qui s’épanouissent que si elles peuvent « moudre du grain » à l’infini dans leurs petits cerveaux tout en râlant de ne pouvoir l’éteindre. Attendez-vous à vous dire plusieurs fois par page » ah mais c’est moi ça! ». Au début cela décontenance un peu, mais au fil des pages c’est apaisant d’avoir quelqu’un qui nous décrit avec autant de précision et de justesse.

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